ÉlectroCatalyseur

5 Rareté

Mitya

Règles réduites à néant

Un spécialiste de l'énergie exceptionnellement ingénieux et un maître dans l'art subtil de « contourner les horaires ».

PV
11 634
ATQ
263
DÉF
792
CRIT DMG
38,4 %
Comparer les armes de mon inventaire

En bref

Mitya est un personnage 5 étoiles Électro utilisant une catalyseur, sorti en version 7.2. Au niveau 90, sa fiche indique 11 634 PV, 263 ATQ et 792 DÉF.

Rareté
5 étoiles
Élément
Électro
Arme
Catalyseur
Version de sortie
7.2

Données Lunaris : version 7.2.0 (dernière version signalée par la source lors de l’import : 7.2.50), générées le .Cette date correspond à la génération du catalogue. Les guides de build indiquent séparément la date de vérification de leurs conseils.

Profil

Anniversaire
8/2
Affiliation
Commission énergétique impériale de Snezhnaya
Constellations
Nodus Gordianus
Version de sortie
7.2

Statistiques

Niveau 90

PV
11 634
ATQ
263
DÉF
792
CRIT DMG
38,4 %

Matériaux

Élévation du personnage

  • Mora

    × 7049900

  • Astuces du voyageur

    × 2

  • Leçons du héros

    × 418

  • Pli-de-cristal

    × 168

  • Éclat d'améthyste vajrada

    × 1

  • Fragment d'améthyste vajrada

    × 9

  • Morceau d'améthyste vajrada

    × 9

  • Pierre d'améthyste vajrada

    × 6

  • Graine chimérique

    × 18

  • Noyau chimérique

    × 30

  • Cœur chimérique

    × 36

  • Ancre de stabilité brisée

    × 46

Talents jusqu’au niveau 10

  • Couronne de la sagesse

    × 3

  • Enseignement de la Charité

    × 9

  • Guide de la Charité

    × 63

  • Philosophie de la Charité

    × 114

  • Graine chimérique

    × 18

  • Noyau chimérique

    × 66

  • Cœur chimérique

    × 93

  • Masque du médecin vertueux

    × 18

Talents

Réaction en chaîne

Attaque normale Enchaîne jusqu'à 3 attaques qui infligent des DGT Électro. Attaque chargée Consomme de l'endurance pour infliger des DGT Électro de zone vers l'avant après un court délai. Si un noyau de détection surchargé créé par Mitya est présent sur le terrain et qu'il possède au moins 1 balise de gradient, Mitya effectue à la place l'attaque chargée spéciale Détonation de gradient sans consommer d'endurance : inflige une fois des DGT Électro de zone vers l'avant, tandis qu'un appui long consomme de façon continue les balises de gradient, chaque balise consommée infligeant une fois des DGT Électro de zone considérés comme des DGT d'Astroconduction vers l'avant. Attaque plongeante Plonge depuis les airs, infligeant des DGT aux ennemis en chemin et des DGT Électro de zone à l'impact.

Niveau du talent 10

DGT 1er coup105.84%
DGT 2e coup86.94%
DGT 3e coup124.24%
DGT attaque chargée246.38%
Coût d'endurance attaque chargée50 pts
DGT durant la chute112.34%
DGT chute basse/élevée224.62%/280.57%
DGT Détonation de gradient302.4%
DGT d'Astroconduction Détonation de gradient403.2% Maîtrise élémentaire

Principe : Détection de variables

Mène une expérience théoriquement relativement sûre avec un rendement théoriquement relativement sûr, infligeant des DGT Électro de zone et créant différents noyaux de détection selon la méthode de déclenchement. Utiliser à nouveau la compétence élémentaire Principe : Détection de variables avec un appui simple dans les 6 s après l'avoir utilisée modifie l'état des noyaux de détection, leur état pouvant être modifié une fois toutes les 1,5 s de cette manière. « Ne vous inquiétez pas ! Ces quantités se sont révélées sûres à maintes reprises... Hein ? Ça a explosé ? Oh, j'ai oublié de préciser : cette conclusion était basée sur des conditions expérimentales idéales. »

Niveau du talent 10

DGT appui simple163.3%
DGT appui long233.28%
DGT noyau stable129.6%
DGT noyau stable (consommation de balise de gradient)144% Maîtrise élémentaire
DGT explosion de noyau stable165.6% Maîtrise élémentaire/balise de gradient
Durée de noyau de détection25 s
Temps de recharge18 s

Analyse : Théorie de gradient

Laissez les éléments jaillir comme l'inspiration elle-même ! Inflige des DGT Électro de zone et crée 3 balises de gradient. « Même la plus petite réaction élémentaire peut s'amplifier, étape par étape, jusqu'à libérer des quantités d'énergie inimaginables, tout comme l'inspiration d'un chercheur. »

Niveau du talent 10

DGT compétence600.48% ATQ + 1200.96% Maîtrise élémentaire
Balises de gradient générées3
Temps de recharge15 s
Énergie élémentaire60

Talents passifs

Test de stress de base

Les noyaux de détection créés par la compétence élémentaire Principe : Détection de variables sont renforcés selon le type de noyau créé : · Noyau stable : chaque balise de gradient possédée accorde 30 pts de maîtrise élémentaire à tous les personnages de l'équipe à proximité. · Noyau surchargé : lorsqu'un personnage de l'équipe à proximité déclenche une réaction d'Astroconduction, la quantité de balises de gradient obtenues passe à 1 balise toutes les 1,5 s pendant 6 s.

Réactif explosif : Limites de sécurité dépassées

La durée des balises de gradient passe à 10 s. De plus, le taux CRIT de Mitya augmente de 5 % pendant 15 s après avoir créé une balise de gradient, cet effet pouvant être cumulé 4 fois.

Jubilé stellaire : Protocole top secret

Lorsqu'un personnage de l'équipe déclenche une réaction de Supraconduction, elle est convertie en réaction d'Astroconduction. Les réactions d'Astroconduction ne créent plus de prismes de lumière stellaire, mais créent à la place des balises de gradient à proximité toutes les 1,5 s pendant 3 s, balises que Mitya peut transporter et qui transforment la zone environnante en étendue polaris plus grande. Déclencher à nouveau une réaction d'Astroconduction actualise la durée de ces effets. De plus, les DGT de base des réactions d'Astroconduction infligées par tous les personnages de l'équipe à proximité augmentent selon la maîtrise élémentaire de Mitya : chaque point de maîtrise élémentaire augmente les DGT de base de 0,028 %, les DGT de base pouvant être augmentés d'un maximum de 14 % de cette manière. Mitya passe en radiance « Astroconduction » lorsqu'il se trouve dans une étendue polaris.

Catalyse énergétique

Lorsque des rochers destructibles sont à proximité, le noyau de détection stable peut les éliminer rapidement. De plus, créer une structure de glace primale « Source de chaleur de base » lorsque Mitya est dans l'équipe ne consomme pas d'énergie de Kresnik.

Constellations

C1

C1

L'observateur à la recherche de ce qui manque

La limite de balises de gradient que Mitya peut avoir passe à 5, et utiliser la compétence élémentaire Principe : Détection de variables crée une balise de gradient supplémentaire. Pendant un noyau de détection, les DGT CRIT de tous vos personnages déployés dans l'équipe à proximité augmentent de 40 %. De plus, créer une balise de gradient accorde 10 pts d'énergie élémentaire à Mitya, cet effet pouvant être déclenché une fois toutes les 8 s.

C2

C2

La matière qui sommeille au-delà de l'inertie

Pendant la durée d'un noyau de détection, la RÉS Cryo et la RÉS Électro des ennemis dans l'étendue polaris diminuent de 20 %. De plus, si le noyau de détection est : · Stable : la maîtrise élémentaire de tous les personnages de l'équipe à proximité augmente de 123 pts. · Surchargé : la maîtrise élémentaire de votre personnage déployé augmente de 234 pts.

C3

C3

La chaîne nouée de la topologie invariante

Niveau d'aptitude Principe : Détection de variables +3. Niveau max : 15

C4

C4

Les isotopes issus de la désintégration

Si un noyau de détection créé par Mitya est sur le terrain, il inflige une fois des DGT Électro de zone d'une valeur équivalant à 300 % de la maîtrise élémentaire de Mitya aux ennemis proches à chaque fois que 5 balises de gradient sont consommées, ces DGT étant considérés comme des DGT d'Astroconduction.

C5

C5

La loi périodique qui ordonne tout

Niveau d'aptitude Réaction en chaîne +3. Niveau max : 15

C6

C6

Transition élémentaire à la porte de la raison

Les noyaux de détection sont renforcés : · Si le noyau créé est stable : le noyau de détection inflige des DGT d'une valeur équivalant à 115 % des DGT d'origine. · Si le noyau créé est surchargé : consommer une balise de gradient a 34 % de chances de créer une nouvelle balise de gradient. De plus, les DGT de réaction d'Astroconduction de tous les personnages de l'équipe à proximité bénéficient d'une élévation de 20 %.

Histoires

Info. personnage

Tous les Snezhnayiens qui ont l'habitude de fréquenter le théâtre le savent : Sur scène, il y a des vedettes connues de tous, mais également, parmi le public, un spectateur qui ne manque jamais d'attirer l'attention. Avec sa coiffure pour le moins originale, son carnet toujours à la main et son écharpe animée drapée autour des épaules, il ne passe guère inaperçu. Il arrive même qu'un grand officier au visage sévère apparaisse derrière lui pour se lancer à sa poursuite, obligeant notre homme à prendre constamment la fuite. Son comportement, aussi extravagant qu'amusant, lui donne des airs d'artiste de performance inconnu du grand public. Sa grande proximité avec les deux vedettes de la troupe laisse également penser qu'il s'agit d'un de leurs confrères. Certains vont même jusqu'à le prendre pour un écrivain ou un chercheur : après tout, quel individu ordinaire passerait autant de temps à serrer un carnet contre lui en noircissant ses pages ? Évidemment, son entourage ne se privait pas de railler ces suppositions : les chercheurs de la grande Snezhnaya sont censés faire preuve de sérieux et de rigueur, et certainement pas se comporter avec une telle exubérance. Mais comment auraient-ils pu imaginer que cet étrange personnage était en réalité Mitya, brillant expert en énergie croulant sous les responsabilités, mais toujours prêt à fuir ses obligations pour profiter pleinement de la vie ? Mitya lui-même doit pourtant reconnaître qu'il lui arrive de connaître quelques difficultés. Comment un chercheur aussi assidu pourrait-il avoir en permanence un terrifiant « roi démon » à ses trousses ? C'est ainsi qu'après avoir assisté à une représentation de « L'oiseau de feu », Mitya consigna les lignes suivantes dans une énième lettre d'explication destinée à ses supérieurs, qu'il joignit à la dernière page de son rapport de recherche : « Snezhnaya est immense. Alors comment peut-on prétendre enfermer quelqu'un dans une cage appelée emploi du temps ? » « L'étincelle du génie scientifique est plus difficile à saisir qu'un oiseau de feu. Comment espérer en découvrir la trace en restant sagement assis derrière son bureau ? » « La pomme d'or est le chef-d'œuvre absolu de la nature. Comment pourrait-elle parvenir entre les mains de quelqu'un qui n'a jamais pris le temps d'admirer les couleurs du monde ? » Snegirev, chargé de superviser l'analyse des données et le déroulement des procédures expérimentales, lui adressa alors la réponse suivante : « Bien reçu. Ce passage n'a absolument rien à faire dans un rapport de recherche et a déjà été transmis au major Valeriy. Par ailleurs, la pièce « L'oiseau de feu » porte avant tout sur la vitalité et l'amour. Sur ces deux points, tu possèdes largement la première et n'as pour l'instant nul besoin du second. Tâche donc de bien comprendre la pièce avant de la citer. Si ce genre d'incident se reproduit, je ne t'aiderai plus à obtenir des billets. Cordialement. »

Histoire du personnage 1

Niveau d’affinité 2

L'enfance de Mitya, elle, fut des plus heureuses. Il eut la chance de voir le jour dans l'Oasis de Teplo. Ses vastes champs, ses paysages enchanteurs et ses traditions authentiques, si rares dans la contrée du froid, offrirent à cette petite betterave un cadre idéal pour grandir. Dans ses souvenirs, les champs de blé ondulant sous le vent devenaient d'immenses pâturages dorés où il aimait courir, et les marchands ambulants au sourire chaleureux lui faisaient découvrir toutes sortes de mets. Les jus de fruits et les pâtisseries préparés par madame Sezhna embaumaient l'air d'un parfum aussi doux que le miel. Même le bureau de son père, envahi de plans et de schémas, se transformait en formidable terrain de jeu dès que Mitya se lançait dans ses propres recherches. Tout semblait merveilleux dans ce monde, à ceci près que tout y était tellement bien ordonné qu'une certaine monotonie finissait par s'installer. « La vie est belle, mais elle serait encore plus intéressante s'il arrivait enfin quelque chose de nouveau. » Perché au bord de la fenêtre de l'atelier de monsieur Urkin, le petit Mitya prononça ce souhait tout en contemplant les engrenages qui tournaient sous ses yeux... Comme si le monde avait entendu son appel, une légère perturbation vint bientôt rompre la tranquillité de son quotidien... Un matin, fidèle à ses habitudes, le petit Mitya se glissa par la porte de la maison de son voisin domovoy afin d'aider monsieur Urkin à récolter les fruits du jour, avant de les enfourner tous ensemble dans la machine à jus. Pourtant, ce jour-là, Urkin l'arrêta. Ce fut seulement à cet instant que Mitya réalisa à quel point l'atelier était silencieux. « Ne t'en fais pas, pas de récolte aujourd'hui. La machine est en panne, alors on va prendre deux jours de repos. » « Mon petit Mitya ! J'ai préparé tes biscuits préférés, viens vite les goûter ! » La voix de Sezhna retentit elle aussi depuis la pièce du fond... Un jour passa, puis deux, puis trois... Urkin et Sezhna conservaient leur douceur habituelle, mais Mitya percevait bien l'angoisse et l'inquiétude qui s'installaient peu à peu sur les visages du couple. « Et quand est-ce qu'elle sera réparée ? » « Dans quelques jours, dès que le réparateur sera venu, tout sera réglé. Dès qu'elle fonctionnera de nouveau, je viendrai te chercher en premier et nous reprendrons la récolte ensemble. » Cette même conversation se répéta encore et encore, tandis que Mitya faisait inlassablement le trajet entre l'entrée du village et la porte de l'atelier. Le grondement familier de la machine avait disparu et les passages des marchands ambulants se raréfiaient de jour en jour. Quant aux réparateurs, Mitya n'en avait toujours pas aperçu un seul. En écoutant les rumeurs échangées par ses camarades, il finit néanmoins par comprendre une bonne partie de ce qui se tramait. Le couple de domovoy traversait une période particulièrement difficile : privée du parfum des fruits fraîchement pressés, leur petite distillerie familiale avait de plus en plus de mal à attirer des clients. Pourquoi certains chefs de gang, désireux de garder pour eux le monopole du commerce de l'alcool, s'efforçaient-ils d'empêcher les réparateurs de venir ? Le petit Mitya n'était pas encore en mesure de le comprendre. À ses yeux, ce n'était qu'un petit problème... un problème né d'un souhait mal formulé. Dans ce cas, il suffisait simplement de le résoudre. Mais avec ses deux petites mains d'enfant, comment aurait-il pu réparer une machine aussi complexe ? Mitya resta plongé dans ses réflexions... Peut-être que les connaissances transmises par son père pourraient finalement lui être utiles ? C'est ainsi qu'une véritable tempête se déchaîna dans la pièce, transformant le bureau en un amas de pièces et d'outils. Pendant ce temps, les parents de Mitya observaient la scène en silence depuis l'autre côté de la porte du débarras... « Notre petite tête de betterave est vraiment douée. Il va y arriver, tu ne crois pas ? » « Ce ne sera pas facile. J'ai discrètement examiné la machine : quelqu'un a volontairement bloqué l'axe de rotation en y enroulant des fibres de betterave, et c'est particulièrement difficile à retirer. » Son père marqua une pause avant de poursuivre : « Et même s'il réussit à la remettre en état, qu'est-ce qu'on fera si ces contrebandiers d'alcool viennent jusqu'ici pour nous chercher des ennuis ? » « On ne va quand même pas empêcher les betteraves de pousser simplement parce qu'on a peur des oiseaux ! Et puis, si même toi tu es incapable de la réparer, qui pourrait croire qu'un enfant en est responsable ? » « Haha, tu n'as pas tort. Puisqu'il en est capable et que ça lui plaît, autant le laisser tenter sa chance. » À compter de ce jour, Mitya eut donc un tuteur, et deux nouvelles silhouettes, l'une grande et l'autre petite, commencèrent à fréquenter l'atelier. ... Après un nouvel échec, son père se mit à remettre de l'ordre parmi les outils qui jonchaient le sol. À côté de lui, Urkin poussa lui aussi un discret soupir, se préparant déjà intérieurement au pire. Un silence pesant avait envahi l'atelier plongé dans l'obscurité, jusqu'à ce qu'un bruit rauque et irrégulier vienne brusquement le rompre. Presque aussitôt, un claquement sec retentit, puis le sifflement aigu de l'axe principal de l'extracteur de jus se mit à résonner tandis qu'il tournait à toute vitesse. Les deux adultes se précipitèrent vers la machine et découvrirent un léger nuage de poudre blanche de glace suspendu dans l'air. Mitya se tenait juste à côté de l'appareil en fonctionnement, se frottant les mains rougies par le froid. La machine que l'on croyait irrémédiablement hors service venait de se débarrasser de l'amas de fibres qui la bloquait et tournait désormais sans le moindre accroc. En apercevant au sol l'emballage du réfrigérant, le père de Mitya comprit aussitôt la méthode employée. Les fibres saturées d'eau sont naturellement extrêmement résistantes et difficiles à couper. Mais que se passe-t-il lorsqu'on leur retire toute leur eau et qu'on les congèle complètement ? Dans ces conditions, nul besoin d'un traitement supplémentaire : la seule puissance de la machine suffit à les broyer sans difficulté. Le principe était élémentaire, mais trouver une manière réellement efficace de l'appliquer exigeait bien plus que de simples aptitudes : il fallait également de l'imagination et suffisamment d'audace pour tenter l'impossible. Et cette petite silhouette, dans tout ça ? Contrairement à Urkin, il ne semblait pas débordant de joie, ni même particulièrement désireux de se vanter de son exploit comme son père aurait pu le prévoir. Il restait simplement là, silencieux, à regarder les mécanismes tournoyer, tandis que les faibles reflets du métal en mouvement dansaient au fond de ses yeux clairs. Son père était loin de se douter qu'au creux de cette petite poitrine battait un jeune cœur débordant d'énergie, vibrant à l'unisson avec la force cinétique déchaînée de la machine.

Histoire du personnage 2

Niveau d’affinité 3

L'intelligence est comme un fagot de bois sec imbibé d'huile : une simple étincelle d'inspiration suffit à provoquer une violente brûlure. Quant au Palais de l'armurerie, où se concentrent les esprits les plus brillants de Snezhnaya, il n'était rien de moins qu'un immense dépôt de munitions attendant simplement qu'on lui fournisse le percuteur adéquat. Celui qui allait faire exploser ce dépôt n'avait pourtant rien d'un illustre savant. Ce n'était qu'un modeste expert dont la Commission énergétique, soucieuse de préserver sa tranquillité, espérait bien se débarrasser au plus vite. Et pourtant, presque malgré lui, il allait contribuer à éclairer l'aube d'une nouvelle ère. Durant les premiers mois qui suivirent son arrivée à Glupov, Mitya ne s'était pas encore véritablement fait remarquer. Pour ses collègues, il se résumait surtout à quelques impressions : « joyeux et amical », « facile à vivre », « très compétent », ou encore « celui qui se promène avec une drôle d'écharpe pour partenaire ». Ces jugements restaient superficiels, mais rien de plus normal. Dans cette prison dépourvue de lumière, où la pression servait de barreaux et les emplois du temps de chaînes, chacun avait déjà bien assez à faire pour garder la tête hors de l'eau, sans trouver en plus le temps ou l'énergie de s'intéresser au passé d'un nouveau collègue. Après plus de dix jours d'heures supplémentaires épuisantes, alors que tous mangeaient leur pain et leurs pommes de terre à la cantine, l'un d'eux finit par laisser échapper une plainte : « Encore ce même menu ! Pff... Si seulement je pouvais boire un potage froid des terres enneigées. Chaque cuillerée révèle une saveur différente, et cette sensation de surprise... Ça me manque tellement. Si seulement je pouvais en avaler une seule gorgée, juste maintenant... » « Je sais en préparer », reprit nonchalamment un collègue, « et nous avons largement de quoi faire ici. Le problème, c'est que sa préparation est vraiment trop compliquée. Il faudrait mettre la main sur du matériel professionnel pour faire mijoter un bouillon clair. Je me demande si les cuisiniers des Fatui disposent de ce genre d'ustensiles. » « Oublie tout de suite cette idée », lança quelqu'un à côté de lui pour mettre fin à la discussion. « Si Sereda avait vraiment autant de matériel de cuisine, on ne mangerait pas uniquement du pain de seigle et des pommes de terre. Allez, chacun retourne à son travail : nous avons encore deux rapports d'expérience à remettre avant tout à l'heure. » Tandis que la conversation se poursuivait sur toutes sortes de sujets, une odeur riche et appétissante vint soudain leur chatouiller les narines. En levant la tête, ils découvrirent le nouveau venu de la Commission énergétique en train de savourer un bol de soupe chaude dont personne ne reconnaissait le parfum, tandis que son compagnon Écharpe agitait joyeusement la main en réponse aux regards intrigués. Il s'agissait d'un bouillon chaud et limpide. Ce n'était certes ni le potage froid des terres enneigées dont ils venaient de parler, ni le célèbre bortsch, mais l'apparition de ce simple bol suffit malgré tout à provoquer un véritable attroupement. Sous le feu des questions, tous finirent par découvrir comment Mitya avait obtenu cette soupe chaude : il avait commencé par exploiter les fonctions de mijotage et de mixage du réacteur thermique afin de transformer les ingrédients en liquide, avant de passer le tout dans une centrifugeuse pour en extraire la graisse et les éclats d'os. Après une succession d'opérations, le bouillon qu'ils avaient sous les yeux avait finalement pris forme. Tous en restèrent bouche bée. Alors, c'était donc possible de procéder de cette manière ? Dans le Palais de l'armurerie, le dépôt de munitions baptisé Sagesse venait ainsi de prendre feu. Cette nuit-là, les réacteurs thermiques et les centrifugeuses du laboratoire ne cessèrent pas de fonctionner. L'air était chargé du délicieux parfum de la soupe, mais aussi d'une créativité longtemps étouffée qui débordait désormais de toutes parts, celle de Mitya plus que de quiconque. Lorsque l'excitation retomba enfin, les remontrances du service de sécurité ne tardèrent pas à pleuvoir. Loin de se laisser décourager par les accusations, Mitya, qui avait manifestement pris goût à cette liberté, se lança dans une série toujours plus audacieuse de tentatives pour échapper au carcan de la vie institutionnelle. La formidable secousse partie du Palais de l'armurerie se propagea si loin que même Pierro, le directeur des Fatui, en perçut les vibrations. ... Plus de six mois après le début de cette série d'incidents provoqués par Mitya, celui-ci fut finalement convoqué dans un bureau où la table de Pierro croulait déjà sous les lettres de protestation qu'il avait envoyées. « Alors, monsieur Mitya, j'ai beau chercher, je ne vois toujours pas le rapport entre le système de présence et cette histoire de soupe chaude. » Repoussant d'une main Écharpe qui cherchait à lui couvrir la bouche, Mitya répondit avec assurance : « Seigneur Pierro, si notre système de présence était un peu plus raisonnable, tout le monde pourrait travailler plus efficacement, ce qui devrait certainement vous satisfaire. Vous voyez, mes protestations ont déjà eu un effet : chacun fait désormais preuve de davantage de créativité, au point de découvrir comment produire de la glace à l'aide d'un compresseur. Cela démontre bien que le système de présence a une influence directe sur notre rendement ! » Pierro savait pertinemment que, dans le cas particulier de Mitya, des horaires plus flexibles pouvaient réellement améliorer ses performances. Il avait consulté ses rapports de recherche, et leurs résultats étaient suffisamment éloquents pour le confirmer. Toutefois, talent et excentricité vont souvent de pair, et les ennuis comme les dégâts provoqués par Mitya dépassaient eux aussi largement ceux occasionnés par ses collègues. Être le premier à contourner le règlement, réorganiser les horaires selon ses envies, ne pas répondre à l'appel, semer les Fatui pour partir en solitaire... De tels comportements représentaient des risques considérables pour la sécurité des opérations comme pour l'équilibre du travail collectif. « J'ai bien enregistré votre requête. Je vais l'étudier avec toute l'attention nécessaire. » Dès que Mitya eut quitté la pièce, Pierro fit appeler son secrétaire et lui communiqua sa décision : « Désormais, tant qu'ils ne franchissent pas les limites, contentez-vous de fermer les yeux sur ce genre de détails. » « Dans ce cas... monsieur, devons-nous continuer à envoyer quelqu'un pour accompagner Mitya et garder un œil sur lui ? » « Ce ne sera plus utile. » Pierro prit quelques secondes pour réfléchir, puis saisit la tasse encore fumante posée au bord de son bureau et souffla doucement dessus : « Cela dit, comme il l'a lui-même expliqué dans son rapport, quelques perturbations supplémentaires semblent nécessaires pour qu'il donne le meilleur de lui-même. Nous pourrions donc aussi lui faciliter les choses : laissons le major Valeriy s'en occuper. »

Histoire du personnage 3

Niveau d’affinité 4

« Hé, Mitya ! Fini de profiter de la moindre occasion pour filer en douce ! Allez, donnez-moi donc votre fameuse formule d'évasion ! » Voilà, semble-t-il, l'impression que Valeriy fit à Mitya lors de leur première rencontre, du moins si l'on en croit ses notes. À en croire ce registre rempli d'innombrables préjugés, la fameuse formule d'évasion n'est pourtant pas une invention. Elle repose bel et bien sur plusieurs principes essentiels... Premièrement, toute bonne évasion exige une foule suffisamment dense pour brouiller les pistes. La Gare centrale, toujours noire de monde, constitue donc un choix particulièrement judicieux ; Deuxièmement, mieux vaut réunir autant d'informations que possible avant de prendre la fuite. Si l'on choisit par exemple de se cacher au Restaurant Podvorye, il faut connaître sur le bout des doigts les rotations des gardes ainsi que leurs itinéraires de patrouille... Enfin, et surtout, le refuge idéal doit regorger de couleurs et disposer d'un espace suffisamment isolé pour permettre de laisser libre cours à son inspiration sans être interrompu par qui que ce soit. Avec une telle formule, Mitya parvenait jusqu'alors à prendre systématiquement l'avantage dans ses démêlés avec les autres Fatui. Voilà sans doute pourquoi, lorsqu'il se retrouva face au nouveau venu Valeriy, Mitya se sentait suffisamment sûr de lui pour lancer : « Encore faut-il réussir à m'attraper. » Bien entendu, le chef du bataillon des missions spéciales n'allait pas lui laisser la moindre chance. Dès ce jour-là, il réorganisa les itinéraires de patrouille des gardes et se mit personnellement à sa poursuite. Pris de court par cette attaque, Mitya dégaina à son tour son atout secret : juste avant que ses poursuivants ne réussissent à le coincer, il vira brusquement de direction et se précipita au beau milieu du grand événement qui se déroulait de l'autre côté de la rue. Selon les calculs de Mitya, les Fatui lancés à sa poursuite éviteraient nécessairement d'employer la force devant autant de témoins, par souci de discrétion. Les quelques minutes durant lesquelles ils seraient donc contraints de retenir leurs coups représentaient exactement le précieux répit dont il avait besoin pour réajuster son plan et prendre la fuite. Une donnée essentielle lui avait cependant échappé : les rassemblements dans les rues ont généralement une raison bien précise. Or, au beau milieu de la foule qui lui servait momentanément de refuge, un discret panneau annonçait : « Rencontre des fans des œuvres classiques de la Troupe Korolevskiy ». Malheureusement, la situation prit rapidement une tournure dans laquelle Mitya n'avait absolument aucun repère. Pour ne rien arranger, ses gestes particulièrement démonstratifs attirèrent l'attention de l'animateur. Celui-ci, convaincu d'avoir affaire à un fan inconditionnel débordant d'enthousiasme, l'invita avec empressement à monter sur scène afin de partager quelques mots avec le public. N'importe quel autre expert de la fuite aurait sans doute profité de la première occasion pour disparaître. Mais aujourd'hui, c'était Mitya qui se trouvait là, sur cette place : un jeune homme qui détestait contrarier les autres et ne refusait presque jamais de participer à une activité, quelle qu'elle soit. Être découvert signifiait certes se faire rattraper, mais décevoir toute cette foule lui semblait encore pire. C'est pourquoi, dès que leurs regards se croisèrent, Mitya prit une grande inspiration, marcha d'un pas assuré vers la scène et y monta. ... « Franchement, ton niveau est désolant ! Tu ne fais que répéter des clichés qu'on a déjà lus dans les journaux ! À l'évidence, tu n'as même pas vraiment vu la pièce et tu viens de gâcher une occasion en or ! Tiens, prends ce billet. Mademoiselle Odette et mademoiselle Vodyanitsa seront toutes les deux à cette représentation, alors tu ferais mieux de rattraper ton retard ! Et surtout, ouvre grand les yeux et apprends à regarder avec ton cœur ! » Grand amateur d'art et de littérature, le superviseur Snegirev se trouvait malheureusement sur les lieux et assista en direct au désastre que fut cette interview. Entre résignation et irritation, il finit par fourrer un billet dans la main de Mitya. C'est donc sous la contrainte d'un ordre auquel il était impossible de désobéir que Mitya se retrouva, encore tout hébété, installé dans un fauteuil de velours bleu au cœur de ce prestigieux temple des arts. « C'est magnifique, c'est agréable à l'oreille, et l'ambiance correspond parfaitement à l'élégance du théâtre. Mais pour être honnête, je n'y comprends absolument rien. » Ce fut là la toute première note que Mitya consigna au sujet de cette expérience artistique. Pour le reste, le document regorgeait de déductions, de schémas et de calculs en tous genres, sans contenir la moindre observation sur les arts de la scène. Aux yeux de Snegirev, il ne faisait donc aucun doute que l'expérience devait être classée comme un échec retentissant, avec pour seule conclusion : aucune conclusion probante. Pourtant, à l'échelle du projet global du Palais de l'armurerie comme dans le parcours personnel de Mitya, l'expérience s'était révélée étonnamment fructueuse, puisqu'elle pouvait être résumée ainsi : découverte et formulation des principes fondamentaux. Le personnel de recherche avait constaté que le théâtre répondait à merveille aux trois conditions de la formule d'évasion de Mitya : une foule nombreuse ; un accès réservé aux personnes munies d'un billet acheté à l'avance, empêchant les Fatui de le suivre en masse ; et un cadre réunissant à la fois une source d'inspiration foisonnante et suffisamment d'intimité. Bien entendu, les expérimentateurs avaient également pris soin d'inscrire dans leur carnet la remarque suivante : toute conclusion digne de ce nom exige une multitude d'expériences permettant d'en vérifier la reproductibilité avant de pouvoir être validée. Après avoir une fois de plus semé les gardes qui le poursuivaient, Mitya se faufila donc sans difficulté jusqu'à un siège du théâtre, inaugurant ainsi une toute nouvelle série d'expériences. À partir de ce jour, le théâtre compta parmi ses habitués un spectateur aussi assidu qu'inhabituel. Deuxième représentation, troisième représentation, puis toutes celles qui suivirent... Peu importait ce qui se jouait ou se chantait sur scène, cet étrange habitué semblait n'en conserver aucun souvenir digne de ce nom. Une chose ne changeait toutefois jamais : chaque fois qu'il s'installait dans la salle, son carnet, destiné à recueillir ses inspirations, se remplissait de nouvelles lignes.

Histoire du personnage 4

Niveau d’affinité 5

Mitya était un jeune homme singulier, avec cette capacité bien à lui d'influencer son entourage de façons pour le moins inattendues. C'est lui qui avait fait naître chez la Commission énergétique un profond désir de tranquillité. C'est également lui qui avait permis à Valeriy de découvrir toute la sincérité et l'inventivité dont pouvaient faire preuve les chercheurs d'exception lorsqu'il s'agissait d'échapper aux inspections. Et cette fois, la conférence intitulée Mitya allait avoir pour spectatrice la première soprano de Snezhnaya. Imaginez donc la situation : pour une cantatrice renommée qui avait conquis d'innombrables spectateurs grâce à son seul talent, quoi de plus déroutant que de voir, au milieu de la salle, quelqu'un passer toute la représentation les yeux rivés sur son carnet plutôt que sur la scène ? À bien y réfléchir, une chose était encore plus étrange. Cet individu achetait systématiquement un billet pour chaque représentation, alors même qu'il n'écoutait pratiquement jamais la musique. Peu importait qu'on lui fasse comprendre, ouvertement ou à demi-mot, que son attitude était particulièrement impolie : il revenait à chaque fois et continuait de ne rien écouter. Il était même incapable de se rappeler correctement les morceaux interprétés et se faisait invariablement accompagner d'un officier des Fatui. Mais qui pouvait bien être cet énergumène ? Un spectateur d'une fidélité exemplaire, certes, mais aussi un parfait malotru totalement imperméable à la musique ! Vodyanitsa avait évidemment son opinion sur la question, mais elle ne pouvait guère se montrer trop sévère : la jeune cantatrice dissimulait elle aussi une identité secrète qu'elle n'était pas en mesure de révéler. Ce duel silencieux entre la soprano et l'insolent fut finalement découvert par la danseuse, mademoiselle Odette. Loin de s'en étonner ou de s'en offusquer, elle se contenta de déclarer : « Pourquoi s'en préoccuper ? Au moins, son écharpe sait se tenir, et nous n'avons perdu aucun spectateur. » Comment un véritable artiste aurait-il pu rester indifférent face à une affaire aussi étrange ? La grande détective diableautine prit immédiatement les choses en main et chargea Alyosha, membre de la Rokot et spécialiste de la filature, de mener l'enquête. « À dix heures du matin, le Hibou nocturne a évité le regard de l'Ours, escaladé le mur d'enceinte, puis quitté le Nid en toute discrétion... » Dans un recoin oublié des coulisses du théâtre, Alyosha faisait part à Vodyanitsa de son rapport d'observation quotidien concernant Mitya. « Quitter le Palais de l'armurerie sans même passer par l'entrée principale ? Cet homme est décidément bien étrange... » « Onze heures. Le noctibourne est arrivé au Podvorye et s'est installé à table avec quelqu'un pour manger. Ils ont longuement discuté pendant le repas... » À l'écoute de ce deuxième rapport, Vodyanitsa se persuada davantage encore que ses soupçons étaient fondés : « Quel individu normal irait bavarder avec autant d'enthousiasme avec un parfait inconnu ? C'est forcément une rencontre secrète ! » Avant même qu'Alyosha ait pu poursuivre, Vodyanitsa devina déjà la suite des événements : « Et après, il y a la représentation de 15 h, c'est bien ça ? Je n'en ai pas manqué une seconde ! Comme toujours, il n'a cessé d'écrire en gardant la tête baissée. À mon avis, ce type est un espion des Fatui envoyé ici pour nous surveiller. » Alyosha profita d'un moment de silence pour ajouter : « Au fait ! Après la représentation, Mitya est allé trouver monsieur Kuzmichev. Il a arraché une page de son carnet et la lui a remise. J'étais trop loin pour bien voir, mais j'ai distingué quelques symboles incompréhensibles dessus. »* « En dehors de Mitya, je commande souvent chez monsieur Kuzmichev, alors je le connais assez bien. Je doute fort que ce forgeron soit un limier. » Alyosha acheva sa remarque à voix basse et se tut. Son sens aigu de l'observation lui permit de voir immédiatement que Vodyanitsa était déjà gagnée par l'excitation à l'idée de prendre son adversaire au piège et par la satisfaction d'avoir percé son secret. Assise sur un coffre en bois, les jambes se balançant dans le vide, la diableautine ordonna qu'à la prochaine représentation, Alyosha trouve un prétexte pour tirer au sort un spectateur chanceux et inviter l'espion des Fatui, Mitya, à les rejoindre dans les coulisses. Quelles que soient ses manigances, la Rokot saurait s'occuper de lui. Quelques jours plus tard, Mitya avançait péniblement vers les coulisses, le visage grave et les bras chargés d'un lourd coffre en bois. Le regard de Vodyanitsa se fit immédiatement plus perçant : des explosifs, évidemment ! La vieille combine du gang des nivéoles, rien de plus ! Mais ce gringalet tout frêle aurait-il réellement le courage de les faire exploser ? Vodyanitsa lissa sa robe avant de se retourner pour accueillir son fidèle admirateur. Dans son esprit, elle le considérait déjà comme un informateur insignifiant, un ignare en musique et un faux jeton. Elle s'efforça néanmoins de lui serrer chaleureusement les mains des deux siennes : elle avait entendu dire qu'il jouait les fans avec une crédibilité remarquable, au point que l'animateur du dernier événement de rue l'avait même invité à monter sur scène pour s'exprimer. Mitya déposa le coffre et secoua la poussière de ses vêtements. Selon un vieux principe, celui qui prend la parole le premier abandonne l'avantage dans une conversation, mais cette subtilité lui était totalement étrangère. Il promena simplement son regard dans les coulisses avant de s'exclamer avec enthousiasme : « Waouh, vous l'avez découvert avant même que je vous en parle ! On reconnaît bien les chasseurs : quelle perspicacité ! » Tout en parlant, il souleva tranquillement le couvercle du coffre : « Eh bien, voilà un cadeau que je vous ai préparé. Il y en a pour tout le monde, même pour le petit chien là-bas. Ne vous inquiétez pas, c'est parfaitement sûr et propre. » Une lumière d'un bleu profond s'échappa de l'ouverture. Les yeux de Vodyanitsa s'écarquillèrent. Ce petit espion venait-il réellement d'amorcer une bombe, sans même se soucier de sa propre survie ? Par réflexe, elle inspira profondément, tandis qu'une onde sonore stridente s'apprêtait à jaillir de sa gorge... Une main glacée surgit alors de nulle part et se plaqua brutalement sur la bouche de Vodyanitsa. La diableautine aperçut avec horreur la danseuse Odette, dont la moitié du corps demeurait plongée dans l'ombre. Les Fatui ont la fâcheuse habitude de transformer n'importe quoi en arme, et Odette, elle, possède un talent particulier pour manier les différentes lames factices des coulisses comme s'il s'agissait de véritables armes. À cet instant, les deux étoiles de la scène demeurèrent complètement immobiles, silencieuses. Elles avaient renoncé à toute tentative de fuite, comme si elles avaient même oublié qu'elles pouvaient s'échapper. Dans les yeux d'Alyosha, qui se trouvait le plus près, se reflétait cette lumière bleue, douce et paisible, qui semblait ne jamais vouloir exploser. Aidé de son « écharpe », Mitya sortit du coffre deux verres artisanaux en glace primale, puis deux autres, puis encore deux autres... « Quelle belle fournée ! Un pour Alyosha et un pour moi, un pour le petit chien et un pour l'écharpe, un pour mademoiselle Vodyanitsa et un pour mademoiselle Odette. J'en ai même pris un supplémentaire pour monsieur le grand type qui nous suit tous les jours. Vous l'avez sûrement déjà remarqué, non ? Celui qui est très grand... Pourquoi vous ne dites rien ? » Dans le silence général, Alyosha prit l'un des verres et l'observa avec attention. Les motifs gravés sur sa surface correspondaient exactement à ceux qu'il avait aperçus sur la feuille de papier ce jour-là. « Ces chiffres et ces symboles veulent dire quelque chose ? » « C'est l'introduction de ma thèse. Ne vous en faites pas, j'ai pris soin d'anonymiser le contenu. » « Une thèse ? Mais pourquoi ? » L'incompréhension d'Alyosha semblait encore s'accentuer. « Héhé, c'est pour augmenter son nombre de buvablutilisations. » Après un nouveau silence de quelques secondes, Mitya et son écharpe portèrent simultanément les mains à ses cheveux courts, dressés dans tous les sens comme des feuilles de salade : « Sérieusement, c'est vraiment aussi mauvais que ça ? C'est un collègue qui vient de me raconter ça. »

Histoire du personnage 5

Niveau d’affinité 6 · 700917

« Chers papa et maman... » Une feuille de papier à lettres attendait silencieusement sur le bureau de Mitya. C'était le début du tout premier, et du seul, testament qu'il ait jamais pris la peine de rédiger. Après avoir côtoyé la mort, il avait ressorti ce brouillon inachevé et l'avait soigneusement installé au centre de son bureau. De toute évidence, son auteur comptait profiter du souvenir encore vif de cette expérience de la mort pour offrir à ceux qui viendraient après lui un modèle de document officiel à la fois rigoureux, complet et réellement utile. « Mon écharpe et moi allons très bien, alors ne vous faites pas de souci. J'ai découvert plein d'endroits, rencontré beaucoup de nouveaux amis, et mes collègues comme mes supérieurs s'occupent très bien de moi. » La plume de Mitya courait sur le papier à une vitesse folle, exactement comme lorsqu'il prenait des notes pendant une représentation théâtrale. Tout cela venait confirmer la théorie académique que Mitya défendait depuis toujours : l'inspiration naît de l'accumulation d'expériences vécues. Fort de l'immense quantité d'expériences accumulées au fil du temps, il avait acquis une aisance nouvelle, y compris dans la rédaction de documents officiels, un domaine qu'il avait pourtant longtemps regardé avec la plus grande méfiance. Mais à quoi pensait-il donc ? Aux questions toujours aussi brèves du Roi démon sur son travail ? À la fourrure douce de monsieur le Chasseur et à ses petits chiens aussi intelligents qu'adorables ? À la mélodie poignante de la diableautine, aussi difficile à comprendre qu'envoûtante à écouter ? Aux mouvements gracieux et féeriques de mademoiselle Cygne des neiges, dont la danse semblait ne jamais toucher terre ? Aux aventures épiques du voyageur blond et de son compagnon aux cheveux blancs ? Ou peut-être à tout cela en même temps ? Nul ne saurait le dire. De Zolnyy à Zapolyarny, de la Gare centrale au Théâtre Korolevskiy, de Snezhnograd jusqu'aux terres perdues sous le blizzard, partout sous les aurores boréales, les traces laissées par Mitya s'étendent à travers ces immenses contrées glacées. À cet instant, la liste des souvenirs auxquels il pouvait faire appel était déjà plus longue que les innombrables titres de Sa Majesté la Tsarine, chacun venant doucement trouver sa place dans les moindres recoins de Snezhnaya. ... Après avoir couvert toute la page de son écriture fluide, Mitya reposa enfin sa plume et contempla avec satisfaction son chef-d'œuvre, bientôt destiné à devenir le modèle de testament de toute Snezhnaya. Voilà qui clouerait le bec à tous ces vieux croûtons « rigoureux » et deviendrait, à n'en pas douter, une pièce digne d'être étudiée et admirée par les générations futures. À côté de lui, l'écharpe s'approcha, hésita quelques instants, puis tapota deux fois sur le papier. De toute évidence, quelle que soit la manière dont on lisait ce modèle de testament auquel Mitya avait consacré tant d'espoirs, son ton semblait beaucoup trop léger pour un document officiel et ressemblait davantage à une lettre adressée à ses proches. Mitya réfléchit longuement. Sa main s'immobilisa alors qu'elle s'apprêtait à apporter une correction, puis il finit par la retirer. Ce testament était porteur d'un étrange paradoxe : si tout se déroulait comme prévu, il resterait éternellement oublié au fond d'un tiroir. Mais si, un jour, il devait réellement être utilisé, il était fort possible que les témoins, le notaire et même les destinataires aient déjà disparu. Lorsque ce jour viendrait, Snezhnaya n'aurait probablement plus besoin de ces prétendus modèles de testament. Tandis qu'Écharpe se balançait doucement devant lui, Mitya baissa les yeux et coucha d'un seul trait les dernières lignes au bas de la lettre : « Je vous aime. Je reviendrai certainement vous voir pendant les vacances. Ah, et surtout, transmettez mes salutations à tout le monde ! Signé : Mitya et son écharpe. » Il plia la lettre, la glissa dans une enveloppe toute simple, puis la déposa dans un coin de son bureau. Très vite, Mitya oublia complètement cette histoire de modèle de testament, au même titre que tous ces rapports de travail compliqués et dépourvus de sens. Son esprit était déjà passé à un nouveau projet. Écharpe s'enroula prestement autour de son manteau. Puis, fidèle à ses habitudes, Mitya se leva lentement, surveilla discrètement les mouvements de son entourage et se dirigea à pas feutrés vers la porte du bureau... Une fois sorti du Palais de l'armurerie, il fut accueilli par l'éclat aveuglant d'un soleil intense. À la Gare centrale, le tumulte ne s'interrompt jamais ; dans le hall du Restaurant Podvorye, les parfums enivrants des nouveaux plats se mêlent dans l'air ; et sous la coupole du Théâtre Korolevskiy, les arias vibrants se croisent encore avec le tourbillon des jupes. Le monde déborde de couleurs chatoyantes qui ne demandent qu'à être contemplées. Une inspiration sans fin attend patiemment dans l'ombre, prête à embrasser ce peuple foisonnant de vie. Aujourd'hui ne revient ni à la mort ni au ciel, et l'avenir ne leur appartiendra pas davantage.

Écharpe

Niveau d’affinité 4

Une étoffe mystérieuse, lovée en permanence sur le manteau de Mitya. À première vue, elle ne différait pas tellement d'une écharpe ordinaire, mais on découvrit plus tard qu'il s'agissait probablement d'un être vivant. Plutôt que d'affirmer que « l'écharpe de Mitya n'avait pas de nom », il serait plus juste de dire que l'écharpe considérait le mot « Écharpe » comme son propre nom. Autrement dit, l'appeler cache-nez, lainage, foulard, châle, fourrure, etc., n'avait aucun sens. Elle aurait protesté contre cet affront en se balançant fièrement. Sa forme s'apparentait à celle d'une main souple, plate et allongée. Elle aidait Mitya dans de nombreuses tâches, comme lui peigner les cheveux, lui laver le visage, attraper des documents, porter ses repas à emporter, etc. Elle accomplissait tout ce qu'une main humaine peut faire, et bien plus encore. De plus, elle comprenait la majorité du langage humain et faisait preuve d'une intelligence équivalente à celle d'un garçon ou d'un jeune adulte de Teyvat. Dès qu'il est question de l'origine de ce mystérieux objet, les scientifiques, les archéologues et les chercheurs sont d'accord sur un seul endroit : l'Hyperborée. Bien que cet eldorado ait disparu depuis longtemps et que personne ne puisse affirmer qui est l'inventeur de cet objet, cette théorie est au moins plus plausible que celle voulant que le père de Mitya aurait déniché, sur un étal de rue, une écharpe articulée dotée de l'intelligence d'un adolescent de quinze ans. De plus, elle semblait réagir au nom d'Hyperborée, sans doute parce qu'il lui était familier. En compagnie de son écharpe, Mitya rencontrait souvent toutes sortes de nouveaux amis. Il traitait l'écharpe avec le respect et le soin que l'on réserverait à un ami proche, tout en cherchant inlassablement à décortiquer ce compagnon merveilleux à travers diverses formes de savoir et à en retracer les origines. L'écharpe, en revanche, semblait tout à fait détendue. Elle agitait le doigt, pointait des mots dans le dictionnaire et écrivait des messages à la main avec une seule idée en tête : « Tu sais quoi ? Je m'en fiche un peu, de ma famille d'origine ! » « Tu es mon amie, après tout. C'est souvent comme ça, non ? Quand quelque chose nous arrive, ce n'est pas grave, mais quand ça arrive à un ami, il faut absolument s'en occuper. Enfin, c'est ce que je me dis », dit Mitya. « Tu veux quel type de pinces à linge aujourd'hui ? En bois ou en métal ? » L'écharpe désigna celles en métal, estimant que leur élégant reflet s'harmonisait parfaitement avec sa propre couleur. Mitya la lava et l'étendit sur la corde à linge. Elle se tortilla deux fois comme pour s'étirer, puis esquissa un geste. Après des années d'amitié, Mitya comprenait parfaitement ce que l'écharpe voulait dire : on est très bien ici, ça me plaît comme ça. Et même si on voyait quelque chose en lien avec l'Hyperborée, qu'est-ce que ça pourrait bien me faire ? Je n'y retournerais certainement pas. L'important dans la vie, c'est la liberté de choisir. C'était pareil pour l'écharpe. Mitya leva le pouce. Dans ce genre de situation, il ne faut pas dire « tel maître, tel compagnon », mais plutôt que les partenaires liés par le destin s'attirent mutuellement.

Pivot stellaire

Niveau d’affinité 6

« Il est indéniable que, jusqu'à présent, la forme d'énergie la plus ancienne, la plus sûre, la plus répandue et présentant la plus grande valeur pour la recherche et l'application exploitée par l'humanité de Teyvat demeure l'énergie élémentaire. Cependant, les recherches actuelles de la communauté scientifique sur la conversion efficace et l'application de l'énergie élémentaire en sont encore à un stade d'exploration préliminaire... » Mitya rédigeait l'introduction de sa nouvelle recherche sur le point de débuter. « Jusqu'à présent, le moyen d'harmonisation de l'énergie élémentaire dont le support a fait l'objet des recherches les plus vastes et approfondies, dont l'interaction est la plus aisée et dont l'efficacité de conversion est la plus élevée, dépend toujours de l'œil divin et de ses variantes. Étant donné que ce médium présente un grand nombre d'effets de boîte noire dans son mécanisme de déclenchement (la résonance avec les « désirs ») et dans sa structure interne microscopique, il ne peut, dans les faits, être défini comme un moyen stable, sûr et permanent de canaliser l'énergie élémentaire. » Ce discours académique condensait de nombreuses réflexions personnelles de Mitya. Par exemple, ce pivot stellaire Électro qu'il tenait dans sa main. D'après le journal personnel de Mitya, les recherches à son sujet étaient actuellement bloquées par deux obstacles assez difficiles à franchir. Tout d'abord, il y avait le travail de rétro-ingénierie de sa structure. Dans les archives de l'expérience, les données de cette section demeurent à ce jour totalement vierges. En effet, jusqu'à présent, Mitya n'avait trouvé aucun moyen de forcer l'enveloppe du pivot stellaire sans l'endommager. Ensuite, venait la reproduction du processus d'obtention. Depuis toujours, une rumeur circule en Teyvat : « Si un désir est suffisamment intense, les divinités posent leur regard dessus. » Pour vérifier cette hypothèse, Mitya avait lui-même servi de sujet expérimental, menant pendant plusieurs semaines l'« expérience de renforcement de la vision subjective ». Par la méditation, l'autosuggestion et toute une série d'autres méthodes, il avait renforcé à l'extrême sa vision subjective selon laquelle « il y a besoin d'un œil divin pour mener une expérience à variables contrôlées ». Cependant, les journaux d'expérience révélèrent froidement que l'hypothèse était totalement infondée. Les cieux n'accordèrent pas la moindre once de réponse au noble désir du chercheur animé par l'esprit de contrôle des variables. Comme pour se moquer des efforts du chercheur, les dieux choisirent un instant d'une banalité absolue pour poser leur regard. Les archives montrent que l'environnement au moment précis de l'apparition du pivot stellaire coïncidait fortement avec le présent — à ce moment-là, l'archiviste se dissimulait dans l'ombre d'un recoin isolé de la Gare centrale. Il menait une observation sans aucun but précis, « visant à esquiver le travail quotidien », et tentait de capturer de prétendues bonnes idées dans le vent glacial. Autrement dit, évalué sous l'angle de la reproductibilité, ce prétendu miracle venu des cieux fut incontestablement le pire échantillon expérimental. Il avait cette caractéristique arrogante d'être difficile à reproduire et à décortiquer ; ne pouvant servir que de preuve d'une puissance individuelle, et qui ne saurait être transformé en un outil d'utilité universelle. En tant qu'expert de la Commission énergétique, Mitya devait principalement résoudre des problèmes concrets et répandus. Un miracle tel que le pivot stellaire n'était absolument pas un défi à relever dans l'immédiat. Il se dit qu'il n'avait, pour le moment, pas d'autre choix que de l'envisager comme un outil de soutien dont les principes seraient difficiles à analyser. Peut-être cette question pourrait-elle être résolue à l'avenir ? Les passagers pressés de la Gare centrale se disaient souvent : « L'avenir... je m'en soucierai plus tard. » Derrière cette mentalité, il apparaissait clairement que la menace de l'« hiver rigoureux » était bien réelle, mais que se nourrir et se chauffer au quotidien restait la priorité absolue. Les miracles ne souriaient qu'à de très rares élus, et le vent glacial de l'hiver s'abattait sans aucune retenue sur chaque mortel. Les dieux avaient peut-être le loisir d'évaluer l'intensité des vœux de chacun, mais ces passagers ordinaires, recroquevillés dans la neige et soufflant dans leurs mains pour se réchauffer, ce qu'ils désiraient était loin d'être aussi grandiose : rien de plus qu'un canal capable d'assurer un flux constant d'énergie Kresnik. Quant au pivot stellaire, il permettait de canaliser l'énergie élémentaire. C'était un outil qui méritait d'être conservé. C'était un peu comme un mora oublié au fond d'une poche, ça finissait toujours par servir un jour. Pour le moment, ce qu'il fallait faire était très simple : gérer quelques échéances imminentes. Mitya trouva une page vierge et y inscrivit le titre : « Optimisation de la disposition et de la pose des canalisations d'alimentation énergétique à haute efficacité ».

Répliques

Première rencontre...

Bonjour mon amie ! C'est déjà le matin ? Oh, ce n'est pas important ! Bref, venez avec moi au bureau... Voilà, asseyez-vous ici. Quelqu'un viendra vous voir tout à l'heure. Dites simplement que vous êtes Mitya, l'experte de la Commission de l'énergie. Vous avez bien retenu ? Parfait, à plus !

Bavardage - Pas un mot de plus

Euh... J'aimerais bien partager des anecdotes marrantes sur le boulot, mais Écharpe m'en empêche toujours.

Bavardage - Fan de théâtre

Vous êtes allée voir le spectacle d'hier au théâtre ? C'était vraiment bien. Ce serait encore mieux si je me souvenais de ce qu'ils jouaient.

Bavardage - Attaque surprise

Les noctibournes ne font aucun bruit en volant. Une fois, l'un d'eux a bien failli emporter mon écharpe... Gardez un œil sur Paimon, aussi !

Quand il pleut...

Pas de pluie, pas de pluie, pas de pluie... Pff, c'est pas vrai !

Quand le tonnerre gronde...

Où est-ce que ça a explosé ?! ... Quoi, ce n'était pas une explosion ? Dommage.

Quand il neige...

Attention à la neige gelée toute dure. Ça fait vraiment mal quand on donne un coup de pied dedans.

Il fait bon dehors...

Bonjour, soleil ! Recharge mes batteries.

Au réveil...

Si tôt le matin, il faut déjà faire face au travail laissé d'hier.

À l'heure du déjeuner...

Bon après-midi. Je vais passer au bureau tout à l'heure. Ne dites à personne que je suis allé voir une pièce, d'accord ?

Le soir...

On est assis près de ces montagnes de dossiers, à écouter la lampe de bureau nous raconter l'histoire de cette course contre la montre.

La nuit...

À cette heure-ci, remettre les documents maintenant ou demain ne changera pas grand-chose. Alors, on verra ça demain ! Bonne nuit !

À propos de Mitya - Leçons

Avant, j'aimais beaucoup raconter ma vie, mais quand j'ai intégré la Commission énergétique, les anciens m'ont prévenu : mieux vaut faire profil bas si on ne veut pas avoir à refaire son CV trop vite. Hélas, j'ai tendance à l'oublier au moment d'ouvrir la bouche... Heureusement que mon écharpe est là.

À propos de Mitya - Secrets classifiés

Après être devenu consultant pour les Fatui, Valeriy m'a averti que je participais à des recherches capables de changer le monde et qu'il s'agissait d'un secret de la plus haute importance. Je lui ai suggéré de dire la même chose à tout le monde : le meilleur moyen de cacher un arbre, c'est de le mettre dans une forêt. Comme ça, je n'aurais plus besoin de faire attention à tout ce que je fais. Mais il m'a répondu que je n'avais jamais fait attention à quoi que ce soit... Comment peut-il avoir une telle image de moi ? Ça me rend triste.

À propos de nous - Aide

Rendez-moi un service. J'aimerais que vous reteniez monsieur Valeriy pendant une demi-journée, pas plus. Trouvez n'importe quel sujet de conversation, demandez-lui comment il va, invitez-le à manger... Et si vraiment vous ne trouvez rien, vous pouvez même le mettre K.-O. J'ai vraiment quelque chose de très, très important à faire. J'ai déjà dit quelque chose comme ça hier ? C'est simplement que cette chose très, très importante n'est toujours pas terminée. Bon, courage à nous deux !

À propos de nous - Les bases de l'aventure

En principe, quelqu'un comme moi qui travaille sur autant de projets confidentiels n'a pas le droit de voyager librement à l'étranger, même en acceptant de signer une pile d'accords de confidentialité. Mais mon écharpe a prouvé sa loyauté à l'organisation et a été invitée à signer une procuration faisant d'elle ma tutrice... Bizarre, non ? Si je peux partir librement à l'aventure avec vous, c'est à elle que je le dois.

À propos du pivot stellaire...

Ce truc est super pratique, son seul défaut c'est qu'on ne peut pas le démonter. Je suis sûr de pouvoir le remonter, mais on dirait qu'il n'a pas vraiment confiance en moi...

Quelque chose à partager ?

Vous savez quel est le meilleur endroit pour cuisiner ? Le bureau. Voir certains des plus grands cerveaux de Snezhnaya chercher comment faire de la soupe avec une centrifugeuse, c'est vraiment quelque chose.

Détails intéressants...

Rien qu'en comptant les nivéoles que j'ai vus et ceux dont j'ai entendu parler, il y en a au moins une bonne dizaine d'espèces au total. Pourtant, la version officielle affirme toujours qu'il n'y a que six grandes catégories. Je me demande bien qui a fait cette classification... À la Commission énergétique, on prendrait une amende pour un travail aussi bâclé.

À propos de Vodyanitsa...

Mademoiselle Vodyanitsa est formidable, vraiment fantastique. Elle chante à merveille et s'accorde à la perfection avec l'atmosphère raffinée du théâtre. C'est exactement le genre d'ambiance qu'il me faut pour mener mes recherches.

À propos d'Odette...

Vous savez, mademoiselle Odette a beau paraître glaciale, elle est en réalité plus facile à gérer que Vodyanitsa. Enfin, c'est peut-être simplement qu'elle ne daigne pas se prendre la tête avec moi. Vous voyez, le monde a vraiment besoin de gens aussi tolérants et magnanimes, héhé.

À propos d'Alyosha...

Héhé, ses petits chiens sont tous très obéissants et ont l'air tellement intelligents que j'ai parfois envie de leur enseigner quelques notions scientifiques... N—Non, je ne vais pas voir Alyosha uniquement pour caresser ses chiens ! C'est aussi mon ami, d'accord ?

À propos de Valeriy - Conférences

Si vous vous trouvez trop occupée, vous pouvez aller écouter monsieur Valeriy vous faire pour la centième fois son sermon sur la gestion du temps. Et si vous n'avez rien à faire, vous pouvez aussi aller l'écouter. Après tout, l'écouter faire la morale, c'est déjà une façon de passer le temps.

À propos de Valeriy - Comprendre

Bien sûr, on ne peut pas non plus reprocher à monsieur Valeriy d'être aussi pointilleux sur son emploi du temps, car il y a vraiment trop de gens peu fiables autour de lui. Beaucoup voient clairement où est le problème mais ne le règlent pas. Ils se contentent de se dire : « C'est bizarre, trop bizarre », et font ainsi avancer le travail dans la mauvaise direction. Évidemment, je ne suis pas comme eux. Moi, je ne veux rien faire avancer du tout.

À propos de Vesna...

Mademoiselle Vesna ne manque jamais d'idées farfelues, ce qui en fait une excellente partenaire de jeu. Et en plus, elle est très efficace au travail : elle peut terminer les tâches de tout le mois dans les dix premiers jours. Je vais prendre exemple sur elle, sauf que moi, je ferai tout dans les dix derniers jours.

À propos de Danica...

Pour ne rien vous cacher, j'ai un jour pris mademoiselle Danica pour une nivéole baleine. Vous savez, le genre baleine de combat à nageoires givrées ! Trop classe, non ? Sauf que j'avais tout faux, et elle m'a carrément fusillé du regard. Mademoiselle Vesna, elle, a trouvé ça hilarant et s'est presque roulée par terre de rire. Résultat, le regard assassin de la cheffe des domestiques s'est braqué sur elle.

À propos de la Tsarine...

Vous savez ce que la Commission énergétique a dit quand elle m'a envoyé servir de consultant auprès des Fatui ? « Sa Majesté veut de l'énergie, et nous on veut la paix. En combinant les deux, ça donne bien une nouvelle énergie pacifique, non ? » Alors comme ça, Sa Majesté la Tsarine aime le calme ? J'y ferai attention.

À propos de Noy...

Il est sympa ! L'autre jour, je traînais à la gare et j'ai failli me faire attraper par l'armée, il m'a indiqué un raccourci. L'écharpe aussi avait l'air plutôt contente de le voir, elle en a même oublié de me faire trébucher... D'ailleurs, elle est dans quel camp cette écharpe, au juste ? Il faut vraiment que je la maîtrise !

Connaître Mitya (1)

Bonjour, je m'appelle Mitya, désolé de vous déranger. Vous dites que je ne vous dérange pas ? Ne vous inquiétez pas, ça ne saurait tarder.

Connaître Mitya (2)

Demandons aussi à mon écharpe de se présenter. Allez, à toi. Dis ton texte... Désolé, mon écharpe n'est pas très bavarde, alors je vais le faire à sa place. Je vous présente ma chère écharpe, ma grande amie. Prenez bien soin d'elle.

Connaître Mitya (3)

Comme j'ai les cheveux naturellement bouclés, quand j'étais petit, ils étaient touffus comme des feuilles de chou, alors ma mère m'a toujours appelé « tête de betterave ». Attention, ce n'est pas une gaffe de ma part, hein. Je préfère juste vous prévenir à l'avance pour que vous ne soyez pas surpris le moment venu. C'est plutôt classe comme surnom, vous ne trouvez pas ?

Connaître Mitya (4)

Au bout de dix heures de travail d'affilée, ma « tête de betterave » sera complètement fanée. Pensez à me sortir de là pour m'arroser. Si quelqu'un essaie de vous arrêter, répétez-lui exactement ça. En général, les gens mettent un moment à comprendre, alors on en profitera pour filer en vitesse.

Connaître Mitya (5)

Mes anciens collègues disent que notre travail est assez dangereux et qu'il vaut mieux mettre son testament à jour de temps en temps. Moi, je n'ai même pas encore écrit le premier ! Une fois, j'ai pris ma plume et commencé par : « Chers papa et maman », mais quelque chose clochait... Ça ressemblait plutôt à une lettre à ma famille. Vous voyez, le jour où on a vraiment besoin d'un modèle de document, tous ces anciens qui se disent si rigoureux n'ont soudainement plus rien à dire. Enfin, comme pour le travail de demain, on verra ça demain... si je suis encore en vie.

Les loisirs de Mitya...

Bien sûr que je vais voir des pièces de théâtre. Pour apprécier les grands classiques et m'imprégner de, euh... l'atmosphère culturelle.

Les problèmes de Mitya...

Ah... J'aimerais pouvoir contrôler mon écharpe, mais aussi décider du moment où l'inspiration me vient. Dans l'idéal, j'aimerais que ça marche à tout moment.

Plats préférés...

Ni trop acide ni trop sucré, ni trop épicé ni trop salé. Oh, je sais, en fait j'aime le juste milieu.

Plats détestés...

Dès que je bois un peu trop, je deviens tout rouge. Mes collègues ont fini par m'utiliser comme éthylotest... C'est vraiment l'enfer.

Cadeau reçu (1)

Ouah, c'est trop bon ! J'en reprends une bouchée... Hé, l'écharpe, ne m'essuie pas la bouche, je vais encore devoir te laver tout à l'heure. À quoi bon ?

Cadeau reçu (2)

Hmm, hmm... J'ai parfaitement compris quels ingrédients composent ce délice. À mon tour d'en reproduire un !

Cadeau reçu (3)

Ça... ça, mon écharpe aime bien. Laissons-la l'emporter.

Anniversaire...

Ouah, félicitations ! Fêtons ensemble le jour où toutes les bonnes et mauvaises choses de votre vie ont commencé. Vous voulez que je vous fabrique un petit quelque chose ? Je pourrais aussi vous bricoler une écharpe. Par contre, dans les transports, ne la laissez surtout pas s'accrocher à une barre pour vous... Au premier coup de frein, ça finirait très mal.

Affinité faible

Je déborde d'énergie !

Affinité moyenne

J'ai les idées claires !

Affinité élevée

Personne pour me déranger !

Affinité max

Une explosion d'inspiration ! Mais, où est mon carnet...

Compétence élémentaire (1)

À vous de jouer.

Compétence élémentaire (2)

Activation du mode prédéfini.

Compétence élémentaire (3)

Doucement !

Compétence élémentaire (4)

C'était un plaisir de collaborer avec vous.

Compétence élémentaire (5)

Catalyseur fulgurant !

Compétence élémentaire (6)

Surveillance de l'activité, démarrage !

Déchaînement élémentaire (1)

Test en environnement à haute tension !

Déchaînement élémentaire (2)

Les lois périodiques... décryptées.

Déchaînement élémentaire (3)

Énergie élémentaire, chargée.

Ouverture de coffre (1)

Voyons voir... Ce ne sont que des matières inertes. Aucun danger. Allez-y.

Ouverture de coffre (2)

Confiez-moi les produits inflammables et explosifs. Gardez le reste.

Ouverture de coffre (3)

Donnons quelque chose à l'écharpe, histoire de l'occuper.

PV faibles (1)

Je vais y passer ! Personne ne s'en occupe ?!

PV faibles (2)

Qui a dit que cet endroit était sûr ?

PV faibles (3)

Ce n'est pas comme ça qu'on s'amuse !

Compagnon avec PV faibles (1)

Passez d'abord en mode économie d'énergie.

Compagnon avec PV faibles (2)

Pas le choix, je m'en occupe.

K.O. (1)

Tout le monde, permettez-moi de me retirer...

K.O. (2)

Je pars devant, j'emporte l'écharpe...

K.O. (3)

Au revoir, je m'éteins...

Attaque légère subie (1)

Ah ?

Attaque légère subie (2)

C'est quoi le principe ?

Attaque puissante subie (1)

Qu'est-ce que vous faites...

Attaque puissante subie (2)

On y est presque !

Ajout dans l'équipe (1)

Merci pour l'invitation. Mais on va où ?

Ajout dans l'équipe (2)

Allez, venez. On va faire du lèche-vitrine !

Ajout dans l'équipe (3)

Les renforts sont là ! Elle est où, cette crise énergétique ?

Costumes

Saut logique

Tenue de Mitya. Cet équipement de protection expérimental minimal présente un épais manteau qui recouvre l'uniforme d'un chercheur de la Commission énergétique impériale de Snezhnaya. À proprement parler, ce n'est pas une tenue à porter en dehors d'un laboratoire de recherche, mais Mitya ne semble pas prendre cette règle très au sérieux.

Personnages à explorer

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